mercredi, 09 août 2017 18:39

La course à l’échalote…

Écrit par Menouer Siyagh, Rue Sidi Ramdane, Alger Casbah…
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Il n’y a pas eu de départ du prézidon kabylois comme on le prétend dans la salle de réunion qui ressemblait plutôt à un souk. Souk hebdomadaire de Bouzguène. Zdimoh trahi par les siens, par son bras gauche alors qu’il était en villégiature dans un pays voisin, a été meurtri dans sa chair par son propre entourage, par un zig qu’il a lui-même nommé diriktour intérimaire. Le résident de Louvaloua Biriri a saisi la belle aubaine à l’aide de comparses pour réaliser le parfait coup d’état à l’africaine. Le baiser de Judas puis le coutelas bien enfoncé entre les omoplates… Pfff…

Fomenté depuis quelques semaines, l’entrepreneur briqueteur autoproclamé prézidon de la Jiyaska avec un membre du CSA, ne connaissant rien dans le foot, pense avoir réalisé le hold-up de sa vie et se faire un coup de pub. Le club qui fête ses 70 ans risque de partir encore à la dérive car la course à l’échalote et à la chasse aux actions a déjà commencé. Khali Moh a sacrifié sa famille, ses affaires, sa santé et toute sa vie pour l’amour de son club de toujours qu’il a défendu bec et ongles. Il ne voulait surtout pas remettre les clés du club aux arrivistes, aux opportunistes et autres mercenaires de tous bords… Pfff…

Comble de l’ingratitude, on le fait sortir par une porte dérobée tout en lui promettant d’être le prézidon d’honneur de la formation du Jorjra. Combien même qu’il le mérite et lui revient de droit, est-ce Zdimoh va l’accepter ce koursi symbolique ? Moh Cherif Hannachi méritait une sortie plus chevaleresque, amicale, conviviale, autour d’un repas ou d’une collation en transmettant le témoin au prochain patron avec prestation de serment. Dommage que les dirigeants du club (quels dirigeants ?) ne possèdent pas cette culture… Pfff…

Juste une parenthèse pour dire que le gitan, dans le studio de Himar télé-équidée, a déclaré hier que Hannachi était conscient de ce qu’il faisait. Il y a une semaine, sur le même plateau, il avait bien dit, lui et son pote d’animateur, que Moh Cherif était atteint de la maladie d’Alzheimer. Quel paradoxe ! Arrêtons donc le massacre. Moh Cherif, blasé par cette mascarade, devrait prendre de vraies vacances, lui qui n’en a pratiquement jamais pris. Des vacances méritées au Brésil, au Mexique, aux Etats Unis, en Thailande, à Bora Bora, au Japon, en Espagne ou en Suisse, rien de tel pour décompresser. Une belle croisière serait idéale pour fuir ce monde ingrat où des supporters organisent des cortèges pour manifester leur joie après le hold-up à la kabyloise. Manque plus qu’une zerda… Pfff…

A présent, on rêve de calquer le modèle professionnel de l’USM Alger, seul club algérien qui est en train de réussir là où toutes les autres formations ont échoué. L’USMA a déjà 7 ans d’avance sur les autres clubs. Le big boss des Rouge & Noir a investi plus de 400 milliards de centimes depuis qu’il a racheté l’USMA en 2010. Au capital de 141 milliards et quelques poussières, Ali Haddad a fait de l’USMA le leadership malgré les embûches et les jeux de coulisses cycliques. Ce n’est pas demain que le patron du Groupe ETRHB va abandonner la formation algéroise car il avait promis lors d’une conférence de presse en 2011 à Santogi, qu’il ne quittera jamais le club de Soustara (quartier qui l’a vu grandir) jusqu’à sa mort. Faut-il faire un dessin ?

Le puissant chairman de Cevital n’est pas intéressé de prendre la JSK car ses affaires, ses projets professionnels et ses fréquents déplacements à travers le monde ne lui permettent pas de se consacrer au football. Son fils Omar a déjà eu l’amère expérience avec le RC Kouba. Donc, Issad Rebrab n’a nullement envie de jeter l’argent par les fenêtres en engraissant les chahamine. Il préfère l’investir dans des projets plus rentables. L’industriel kabyle peut toujours injecter scrupuleusement quelques milliards à titre de sponsoring. Sans plus. Il ne pourra jamais assister à une rencontre de foot au risque d'entendre quolibets d’insultes et d’injures dont il en a horreur…

Quant aux autres éventuels mécènes que cite Compipi en spéculant, libres à eux de s’engager dans des aventures où ils risqueront de laisser non seulement des plumes mais aussi la peau et les os. Une faillite programmée. On parle de flen et de feltène, mais ces barons-là veulent d’abord savoir exactement ce qu’ils gagneront en investissant leur pognon. Pratiquement aucun sou de rentabilisé pendant au moins dix bonnes années. Il faudrait apprendre d’abord à s’auto- financer et non pas à compter sur l’apport des autres. Quant au projet sportif dont chaque prézidon en met plein la vue, ce n’est que de la poudre de perlimpinpin… La course à l’échalote a déjà commencé. Le cauchemar aussi…


Tah-ya Za-za-yer… Aya tchao ya Sghar…


Menouer Siyagh, Rue Sidi Ramdane, Alger Casbah…


NDLR : Toute ressemblance avec des personnages ou des situations existants ou ayant existé serait purement fortuite…

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2 Commentaires

  • Lien vers le commentaire ramy mardi, 15 août 2017 11:14 Posté par ramy

    Pour hannachi c une décision du pouvoir son rôle est fini au suivant

  • Lien vers le commentaire tindee511 samedi, 12 août 2017 11:28 Posté par tindee511

    Analyse logique et pleine de bon sens, beaucoup de requins et prétentieux sont entrain d'attendre à l'affut, tel se fauteur de trouble qui a joué chez nous et devenu entraineur chez hadouk, la course à l'échalote sera basé sur "la kabylité, l'ancienneté, le nombre de trophées remportés, (le front du refus), qui sera entraineur!!! ect ect imaginez la bataille Menad Ait Djoudjou !!! et bien beaucoup d'autres la bataille entre les requins sera sanglante...

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