mardi, 23 décembre 2008 17:56

Inacceptable !

Écrit par Red Bull
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Le calvaire des supporters usmistes au Khroub

« Seuls au monde », tel est le titre qu’on pourrait donner à l’aventure des supporters usmistes qui se sont déplacés hier au Khroub pour assister au match ASK-USMA.

 

Un véritable calvaire qui n’honore en rien les différentes parties censées veiller à la sécurité des supporters adverses. Pour protester, nous avons décidé de ne pas couvrir le match comme nous le faisons d’habitude, de toute façon nous n’avons même pas pu le suivre convenablement. La journée avait pourtant bien commencé avec une très belle ambiance dans notre bus fort de la présence de 20 supporters. Chants et rigolades étaient au rendez-vous ce qui présageait un bel après-midi riche en couleurs au Khroub.

Arrivés au stade, tambours et derbouka à la main, nous nous présentons aux guichets et achetons nos tickets dans la plus grande organisation et discipline qui soit, comme nous l’imposent nos valeurs usmistes. Les policiers nous orientent vers l’entrée réservée aux visiteurs. C’est à partir de là que nos ennuis ont commencé. Nous nous sommes retrouvés seuls, devant une porte fermée, au milieu d’une centaine de supporters khroubis assez calmes… pour l’instant.

Le service d’ordre pratiquement absent à l’entrée nous renvoie de porte en porte avant que nous ne comprenions que tout le monde se foutait royalement de notre situation. Des supporters venus d’Alger dans une ville distante de 400km de leur lieu de résidence, qui pouvait se soucier de notre état ?

Si nous protestons aujourd’hui ce n’est pas parce que nous n’avons pas pu voir le match dans son intégralité, heureusement d'ailleurs, car nous avons fini par entrer en deuxième mi-temps profitant de l’ouverture des portes au public. Nous protestons, car il n’est plus acceptable que les vies humaines soient mises entre parenthèses le temps d’un match.

Nous protestons parce que lorsque nous avons accédé au terrain, nous avons dû passer par la tribune du Khroub qui a failli lyncher un de nos amis pour lui prendre… un tambour ! Notre ami n’a pu s’en sortir qu’en allumant le fumigène qu’il avait dans sa poche. Il a pu se frayer un chemin entre les coups de poing et de godasses. Malgré cela il se blessera à la jambe et prendra d’autres coups… de policiers cette fois-ci.

Nous protestons parce que lorsque nous avons fini par accéder à la tribune qui nous était réservée, nous avons découvert un espace clairsemé de supporters rouge et noir, notre blocage à l’extérieur du stade n’avait donc aucune raison d’être, surtout pas pour des soucis de capacité.

Nous protestons parce que nous avons été placés entre des khroubis et des supporters du CSC qui ne s’adorent pas (nous l’avons constaté à nos dépens).

Nous protestons, car à la fin du match le service d’ordre a essayé de nous faire sortir en même temps que les supporters khroubis qui nous ont d’ailleurs longuement attendus à l’extérieur en nous envoyant tout de même quelques bons petits souvenirs en pierre.

Nous protestons aussi, et surtout contre l’indifférence de nos dirigeants qui n’ont pas daigné se renseigner sur la situation de leurs supporters. On est loin de l’exemple sétifien dont les dirigeants n’entrent au stade qu’après s’être assuré que leurs supporters ont bien accédé à leur tribune.

Ce n’est plus du football, nous le savons depuis longtemps, mais nous tenions à le rappeler pour dire que nous sommes toujours là et que nous refusons toute forme de violence. Malgré tout cela nous continuerons à bien accueillir nos invités. Tout le monde sera le bienvenu à Bologhine, même les khroubis. Ce sera une occasion pour eux de s’inspirer du savoir-vivre usmiste, « tahlab » comme on dit vulgairement. Nous avons toujours été des exemples et ça ne s’arrêtera pas de sitôt, et ce ne sont pas des situations comme celles d’hier remettront en cause notre engagement et notre amour pour l’USMA. Par contre, notre estime pour les autres clubs faiblit de jour en jour, et encore, nous n’avons même pas cité l’exemple de notre chauffeur à qui on a fermé la porte de la mosquée au nez… parce qu’il est algérois. Rabbi yahdihoum.

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