mercredi, 19 novembre 2008 17:35

La Quinta d'El Mago

Écrit par usm-alger.com
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Ils sont jeunes, talentueux, disciplinés et pleins de volonté. Dans leurs yeux on voit cette expression qui permet de croire en eux et dans des lendemains qui enchantent. Eux, c’est la « Quinta d’el Mago »

Quinta (quintet en français) nous renvois au milieu des années 80, avec un Real de Madrid moribond et subissant la loi du Barça. Cinq joueurs issus de la «Cantera» (réserve) du Real, le Castilla FC, allaient révolutionner la maison blanche. Ils avaient pour nom : Butragueno (alias el Buitre : le vautour), Michel, Chendo, Sanchis et Martin Vasquez. Comme quatre gars dans le vent (Beatles) sauf qu’ils étaient cinq, permettant au grand Real de revenir au-devant de la scène sous le règne de la « Quinta del Buitre ». Toutes proportions gardées, nous rêvons de voir se reproduire ce scénario sous la baguette de Fullone le magicien avec cette nouvelle génération d’usmistes qui pointe son nez. Après les Hamdoud, Djahnine, Achiou, Metref et Ghazi, voila que la maison usmiste nous offre de nouveaux bijoux qui ne demandent qu’à être mis en valeur.

Aït Ali Yahia Adel Islam (13/07/1987)

De cette Quinta, le plus connu est sans doute Ait Ali après ses rares apparitions il y a deux saisons de cela déjà à l’age de 18 ans, mais sans que son talent n’explose au grand jour. Barré par Achiou dont la forme importait peu, Islam souffrait en silence tout en continuant à travailler en attendant son heure. L’arrivée de Fullone lui a permis de reprendre confiance et de croire à nouveau en ses capacités. Ses absences à chaque début de semaine dues à sa présence au Service national ne l’empêchent pas de décrocher une place de titulaire comme ce fut le cas face à l’ASO ou le NAHD. Milieu de terrain jouant sur le côté droit, ses dribbles chaloupés font de lui un atout considérable pour la construction offensive, nonobstant son manque de prise de responsabilité face au but. À seulement 20 ans, Islam a une marge de progression très importante, pour peu qu’il continue de travailler sérieusement et garder les pieds sur terre.

Ben Aldjia Mohamed Billel (23/08/1988)

À peine 20 ans et l’USMA semble tenir en lui son nouveau Billalou. Moins offensif que son illustre aîné, Ben Aldjia se distingue par une récupération sans faille et une relance très propre. Sa technique au dessus de la moyenne, lui permet de se débarrasser de ses adversaires sans sourciller et avec un sang froid déconcertant, à la limite irritant. Sa première apparition fut la saison passée pour sa première année au club après avoir quitté le MCA, contre le CRB, avant de finir en tant que titulaire avec les jeunes que la direction a lancés. Sous les drapeaux comme son coéquipier Ait Ali, il a attendu la neuvième rencontre du championnat pour se voir offrir une chance de jouer. Sa prestation lui a valu la reconduction du coach pour le match suivant face au NAHD, où il a éclaboussé tous les présents par sa classe.

Saidoun Mohamed Amine (06/02/1989)

Découvert par René Lobello qui lui a prédit un avenir radieux, le jeune Amine a tout d’un excellent central. Souvent convoqué par le français dans les 18 malgré ses 17 printemps. Très bon jeu de tête, fougueux, couverture et tacle irréprochable, il pêche néanmoins par son goût aux dribbles et à la prise de risque démesurée. Des tares que Fullone essaye de corriger en attendant de l’incorporer, pour peu que les blessures l’épargnent. Une perle à couver.

Hebbache Abdessamad (16/02/1989)

Formé à l’école nahdiste, le jeune Hebbache a failli arrêter le football il y a une saison. Sa venue à l’USMA lui a redonné goût au jeu sous la houlette du duo Aggar-Laouada. Repêché à la dernière seconde pour le stage de Lisses, ce jeune milieu de terrain dispose d’une vision de jeu inégalable. Handicapé par son manque de «muscles», il compense avec la volonté sans faille de se battre sur toutes les balles et d’une technique fort appréciable, faisant de lui un Ammour d’avenir. Passé ce souci physique avec un bon travail, Hebbache sera le nouveau maître à jouer des Rouge et Noir.

Sayeh Saïd (21/07/1989)

En quittant sa ville natale d’Oran et le MCO pour venir à Alger, Sayeh savait qu’il prenait un gros risque. Nouvelle ville, nouveau club et surtout loin du cocon familial. Tout cela n’a pas pesé lourd devant sa volonté de réussir là où beaucoup lui prédisaient le calvaire de la déroute. Cinq petites minutes face à l’USMB la saison dernière auront suffi pour charmer le public. Quelques mois plus tard, c’est tout le stade qui scande son nom et qui vibre avec ses exploits. Son apport sur le côté gauche est très important, en attendant plus de punch de sa part devant les buts en assumant entièrement ses responsabilités. À 19 ans, l’avenir radieux ne dépend que de son sérieux et de son abnégation. Certains pourraient nous reprocher d’avoir oublié des gars comme Mekkaoui, Zemma, ou Boussofiane. Mais ceux-là sont déjà des cadres de l’équipe malgré leur jeune âge, nous réconfortant encore plus dans notre optimisme à voir l’USMA flirter avec la gloire, en attendant de vous parler des Kedjour, Benchaabane, le cadet des Ben Aldjia, Rabhi ou de Meklouche…

Lu 3625 fois Dernière modification le mercredi, 19 novembre 2008 17:37

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'entrer toutes les informations requises, indiquées par un astérisque (*). Le code HTML n'est pas autorisé.