mardi, 05 mai 2009 14:19

TIBIAS, MALLÉOLES ET PÉRONÉS

Écrit par ARGUIMBO
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Dans un stade de ZIOUI transformé, l’espace d’un après midi, en arène l’USMA vient de perdre ses derniers espoirs de figurer sur le podium mais surtout deux joueurs qui ne sont pas près de remettre les pieds sur un terrain de football.


Deux joueurs victimes de gladiateurs des temps modernes. Des gladiateurs comme il en existe un peu partout au sein des clubs, que l’on garde précieusement comme on garderait une arme de dissuasion pour l’utiliser le moment venu.
Les deux gladiateurs de ce jeudi " pourri " n’ont pourtant pas le même curriculum vitae. Autant nous connaissions la propension à user de brutalité et de la semelle du premier, autant l’apparition du deuxième sur le hit parade des "bouchers des terrains" nous a surpris.
Le premier présente une prédisposition au matraquage. Carrure de déménageur et indigence technique. Ceci expliquant cela.
Le deuxième nous a habitué à mieux. Nous le considérions comme une valeur sûre de notre football national. Quelle mouche l’a donc piqué au point de se transformer en "liquidateur effaceur" exécuteur de basses besognes. Une touche accordée à tort à l’USMA ? Nous en doutons fort. Un briquet balancé des tribunes au match aller et reçu en pleine figure ? Là aussi, nous ne pensons pas que ce geste ait pu laissé tant de rancœur. Mais alors quoi ?
L’obligation de résultats martelée une semaine durant à des joueurs chauffés à blanc, voilà tout !!!
Et dans ce cas comment s’étonner du comportement assassin de certains joueurs sensés se battre à la régulière, agressivement peut être mais sans dépasser les limites de l’acceptable, lorsque la passion est poussée à son paroxysme à quelques heures d’un match.
Déjà au cours de semaine qui a précédé le match, l’entraîneur en chef du NAHD avait planté le décor. Benzekri avait exigé des guerriers sur le terrain. Il les a eu avec en prime l’assurance d’avoir provoqué une hécatombe dans les rangs de l’adversaire. Sus à l’ennemi ! Pas de quartiers !
Il était inconcevable de céder le moindre pouce du territoire husseindéen à ces irrespectueux voisins de la capitale. Comment oser défier le NAHD dans son antre et comment oser se dresser devant sa folle envie d’échapper au feu du purgatoire qui lui chatouillait la plante des pieds.
Pour ne pas l’avoir compris, l’USMA en paie le prix fort et sort exsangue du champ de bataille banlieusard. Une défaite à plate couture, deux joueurs laissés sur le carreau et un entraîneur conduit manu militari hors de l’arène.Tout cela sous l'œil complice d'un arbitre venu solder ses comptes avec un ancien employeur.
Cette mésaventure usmiste rappelle un souvenir tout aussi douloureux qui a eu lieu un après midi du mois de février de l’année 1996. Ce jour là, un "bulldozer", frère et ami de surcroît, broya la jambe de Azzeddine Rahim, authentique espoir de l’USMA et du football national, respectant à la lettre les consignes d’un apprenti entraîneur en mal de résultats.
La suite tout le monde la connait…

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