dimanche, 20 décembre 2020 14:27

Débâcle programmée…

Écrit par Benyoucef Lemdani, Bd de la Victoire, Bab Jdid, Alger Casbah…
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Il faut savoir quitter la table lorsqu’elle est desservie, ya Si Antar, desservie après une déconfiture morale et sportive subie par les Usmistes, par tous (tes) les Usmistes. L’USMA a perdu de son football, a perdu de sa verve, a perdu de son aura, a perdu de sa valeur, a perdu de sa crédibilité envers son fidèle public, un public incrédule dont le cauchemar a déjà commencé…Ya Si Antar, bahdaltna. L’USMA machi Orléans…

Casting mlâabiya tay-tay…
Tout a commencé par un casting saisonier complètement raté. Le diriktour sportchif qui a eu carte blanche comme neige par le patron du club est passé complètement à côté de la plaque à sens unique. Libérant de bons joueurs, des joueurs chevronnés encore sous contrat qui pouvaient apporter leur « plus », ne demandant qu’à être reconduits, il fait appel à la compagnie créole, oops zmagra, inconnue au bataillon des moussaillons d’eau douce de l’Eden. Des joueurs CFA comme le franc, jouant rarement avec leur Réserve, parfois arrières-goal, parfois ramasseurs de ba-balles perdues de vue. A défaut d’étalons sauvages ou domestiqués, il nous ramène des tocards, ya bouguelb. Ouachnou hada ya âadjaba ! Aucun des 5 éléments n’est valable même si Beneddine, confiné mais pas confirmé, a laissé une petite impression, sans plus. Meftah, Ardji, Cherifi, Ellafi voire même Boomoussa, ne savent plus s’ils doivent en rire ou en pleurer. Donc, ya Si Antar, casting dialak rah fi kill ezzit…

Casting et valse des entraîneurs…
Le recrutement de François Ciccolini fut mal accueilli par les supporters qui n’ont rien compris au mauvais choua sans baguette du diriktour Antar. Un coach qui a coulé le club corse d’Ajaccio Gazélec en National 2, sans carte visite notable, caractériel, ne faisant qu’à sa tête, jusqu’à boycotter curieusement une remise protocolaire de médailles au khamsa jouilia (super coupette face au CRPilkor). On zappera le staff technique surtout Dada Bouziane, meskine, fi Tlemcen, ma f’ham fiha trèn. Donc, ya Si Antar, casting dialak rah flouch…

Froger le pompier de service…
Le rappel dare-dare de Thierry Froger, le gai luron, pompier de la Caserne Khlifi dial França, risque de ne pas faire long feu. Au feu, au feu ! Ayant pris le train 11 en marche, ce sera dur dur pour lui de faire redémarrer une micheline poussive, grippée, virussée, sans dynamo, sans dynamique, sans énergie, inerte, inanimée, agonisante, manquant de sérum. Scoubidou la barbiche est passé certes par l’USMA avec une botola à la clé mais la donne a complètement changé, puisque seuls quelques rescapés du Radeau de la méduse font encore partie de l’effectif champion anadak. Koudri, Chita et Zemma, ce dernier simulant encore des blessures diplomatiques pour ne citer que ceux-là… Ya Antar, casting dialak âayane…

Le public de l’USMA patient mais pas dupe…
L’USMA nous avait de tout temps habitués à mieux. L’USMA a perdu (bizarrement) 7 finales de coupe d’Algérie dont 5 consécutives mais jouait mieux, offrant un jeu plaisant, un jeu agréable, un jeu académique, un football de charme, du spectacle qui faisait la joie des férus de la balle ronde, y compris le défunt Ahmed Ben Bella, président d’honneur du club. On avait raflé 9 titres nationaux en 10 ans dont deux doublés durant les années 1990/2000 alors que la Jiyaska de feu Moh Cherif Hannachi n’en récoltait aucun. L’USMA a failli connaitre l’anonymat sous l’ère des Dalton Addad par des mercenaires, n’était-ce les valeureux supporters et les Hommes de l’ombre qui barrèrent la route aux opportunistes de tous bords sans scrupules. A présent, c’est une USMA méconnaissable, sans âme, sans génie, sans aucun fond ou système de jeu que l’on voit sur le terrain, de quoi frustrer ce merveilleux public que possède l’USMA. L’USMA, c’est notre moumou 3îni, notre cœur, notre corps, nos veines où coule du sang Rouge & Noir. L’USMA, c’est notre passion. Seuls les Usmistes, les vrais, peuvent le comprendre… Ya Si Antar, l’USMA c’est notre ADN…

La sonnette d’alarme est tirée…
Le loup est dans la bergerie, les rôdeurs et les maraudeurs sont à l’affût et le vautour attend toujours. Si le chairman et les membres du conseil d’administration du club n’interviennent pas illico presto, le bateau USMA risque de voguer à la dérive et sombrer dans les profondeurs abyssales. L’entraîneur, le staff technique et l’effectif doivent absolument être revus, remaniés. Un changement radical doit être opéré fissa en évitant de refaire les mêmes bourdes. Les supporters ne sont pas dupes et, jusqu’à présent, ils ont assez supporté cette gabegie. On peut les tromper quelques fois mais pas tout le temps. Nul n’a le droit de jouer avec leurs sentiments. Arrêtons donc cette mascarade, arrêtons les frais. Barakat, bezaaaf ! Il faudrait mettre de l’ordre dans la maison USMA afin d’éviter l’irréparable. Aux grands maux, les grands remèdes. On ne va pas dicter au prézidon la conduite dans les moindres détails, mais il faut une véritable thérapie pour sortir de cette mélasse… De cette débâcle programmée…

Benyoucef Lemdani, Bd de la Victoire, Bab Jdid, Alger Casbah…

Hé ho Kazouni, face au WAT and see, c’était mitch-mitch…

Aya, tchao ya Sghar… Tah-ya Za-za-yer…

NDLR : Toute ressemblance avec des personnages ou des situations existants ou ayant existé serait purement fortuite.

Alger, 20 Décembre 2020
 
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