mercredi, 02 septembre 2015 21:08

MANA LE CORSAIRE JAUNE

Écrit par Farid GH.
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« Bientôt je dévoilerais les quatre vérités ». « Retenez moi sinon je divulgue tout ».

Cette lancinante fausse menace qui, à croire son auteur, aura des conséquences plus graves qu’un séisme à l’échelle 9 de Richter, est supposée faire trembler d’effroi la planète foot ball ; son caractère récurrent ne fait même plus sourire le microcosme footballistique algérien, en dépit de son côté autant burlesque que ridicule.


Ces puériles fanfaronnades sont tellement ressassées qu’on ne leur accorde pas plus d’attention qu’aux répétitives annonces de la LFP Kerbadjiste, au demeurant, aussi efficaces qu’un coup d’épée dans l’eau polluée de l’oued El Harrach.

Pourtant, un Président de club, Monsieur MANA, néo Big boss de l’USMH, en vrai Qorsane nadjem, rappelant les valeureux Raïs du siècle d’or d’El Djazaïr El Mahroussa, à partir du toujours nauséabond oued El Harrach, a lâché de son chebec à trois mats, en direction des instances sportives, une bordée de boulets, qui ailleurs, aurait coulé ou du moins ébranlé, sans coup férir, le plus puissant des vaisseaux.

C’est avec une indiscrète curiosité que nous attendons la nature de la riposte du Kobtan-Amiral Kerbadji. Contre attaquera-t-il, immédiatement et vivement à cet acte belliciste, par des actions à la mesure de cet outrage en tirant lui aussi à boulet rouge ? Ou bien, comme il nous a tristement habitués, avec une désinvolture inconvenante, voire irresponsable, fera-t-il le dos rond à ramasser bassement les boulets fumants de MANA EL HARRACHI ?

A vrai dire, ce serait faire preuve de puérilité que de croire que, cette fois, la LFP assumera, envers et contre toute immixtion, son devoir statutaire de garant de l’application des règles d’éthique et de déontologie en prenant des décisions courageuses et fortes qui bouleverseront le comportement coutumier, voire naturel, des indigents et analphabètes bilingues présidents de clubs.

Sauf erreur ou omission de notre part, nous n’avons pas connaissance d’une application jurisprudentielle d’une auto saisine par la justice algérienne de ces affaires scabreuses de corruption dans le monde du football national. Si l’affaire Nezzar (CAB) v/s Zerouati (JSS) a été traitée par la justice, c’est suite à un dépôt de plainte par le CAB. La LFP, Ponce Pilate contemporaine, s’en est lavé les mains.

En revanche les pauvres Matijas (USMBA) et Litim (USMB) qui ont cassé le morceau après avoir été approchés pour aider leurs adversaires, sont devenus des accusés. la LFP a considéré qu’il appartient à eux et non à cette instance, supposée représentative et garante d’un fonctionnement irréprochable des compétitions organisées sous son égide, de saisir la justice. Il est évident que dorénavant les joueurs probes, au risque de se voir trainer devant les tribunaux, passeront sous silence ces tentatives de louches compromissions.

Si on voulait camoufler les turpitudes qui rongent notre foot ball, on ne se comporterait pas autrement.

Contrairement à ce qu’on imagine, MANA n’est pas le premier responsable à dénoncer ces « accommodements ». Avant lui, YAHI, ex et néo Président de l’US CHAOUIA et SERRAR, ex Président de l’ESS, bravant ce déshonorant « code d’honneur », ont fait sur des plateaux de TV, des révélations similaires. Ni la LFP, ni la justice n’ont réagi à ces confessions qui devaient légitimement et légalement, exposer leurs auteurs à des convocations de la part des autorités judiciaires, pour être entendus selon la formule consacrée.

MANA le Jaune, qui rêve de rester président à vie de l’USMH, en faisant état de la COMBINE qui a été à l’origine de la défaite, la saison écoulée, de son équipe lors du match l’opposant au NAHD, dans une confession auriculaire rapportée par un correspondant local d’un quotidien vivant du et au détriment du sport, a remis une couche sur ces affaires de matchs arrangés qui souillent la compétition.

Qu’est ce qui a poussé le valeureux président du club aux couleurs jaune et noir, pourtant rompu aux arcanes des coulisses footballistiques algériennes, à oser mettre fin à cette traditionnelle omerta. A ce stade (sic), de l’affirmation, il importe peu de savoir si cette annonce fracassante, qui vise avant tout son prédécesseur, est tangible ou futile baliverne, destinée à la consommation locale. L’intérêt réside dans les conséquences réservées à une grave accusation qui n’est, pour le moment, étayée par la moindre preuve tangible.

Mais pour moins que cela, des présidents de club ont été suspendus pour une longue durée.

En dépit de nos doutes sur les suites qui seront consacrées à cette nième affaire de corruption supposée, on est, néanmoins, en droit de se questionner. Que fera la LFP, qui à vrai dire, après avoir perdu quasiment tous ses membres élus, manœuvre plus qu’elle ne gère, au gré des états d’âmes et attachements du néo oligarque Kerbadj.

Actuellement en villégiature non loin du cap de bonne espérance, en AFS, Kerbadj, né pour être disciple quel que soit son maître, tel « Phanor » , sera encore une fois la caisse de résonance de Raouraoua.

Avec cette affaire qui ne sent pas bon, l’oued El Harrach exhale dorénavant une odeur persistante de corruption dont la puanteur risque d’empester pour longtemps les sphères du foot ball, que même l’opération de désodorisation ne pourra tempérer.

O football algérien, toi qui vient encore une fois d’être éprouvé douloureusement, souffre que je t’adresse une remontrance, souffre que je te dise la vérité, souffre que j’exige une stricte application des règlements, souffre que je réclame justice.

Par Farid GH.

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