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Interviews

Dimanche, 25 Septembre 2011 20:18

Comme tout entraîneur qui gagne, Hervé Renard était très content avant-hier. Le coach l’était encore plus car cette fois ci, il y avait la manière.

Mardi, 26 Juillet 2011 16:33

Au cours d'un entretien téléphonique, Mohamed Lamine Zemmamouche a tenu à revenir sur ce qui a fait l’actualité à l’USMA au cours de ce mercato d’été.

Lundi, 10 Mai 2010 15:11

A l'îlot de la Madrague, dans son petit coin, Karim Baïteche nous a chaleureusement accueilli et a ouvert son coeur aux supporters usmistes. Il a bien voulu répondre à nos questions, confirmant ainsi sa réputation de charmant garçon.

Dimanche, 18 Mai 2008 03:08

Pétri de qualités techniques, ceux qui ont vu l'international usmsite à l'œuvre lui prédisent un grand avenir vu le potentiel qu'il possède. Ils n'hésitent pas à qualifier Said Sayeh de perle.

Mercredi, 22 Janvier 2014 19:50

Peu nombreux sont les jeunes d’aujourd’hui qui connaissent Sid-Ali Abdelhamid et son parcours de militant de la première heure du mouvement national.

Encore moins nombreux sont ceux qui savent que ce valeureux et humble dirigeant nationaliste a été un brillant gymnaste et a évolué sous les couleurs de la section basket-ball de l’USMA à la fin des années 30.

Il y a quelques jours, le Cercle des amis de la Casbah d’Alger, avec la participation de l’association culturelle les Amis de la rampe Louni Arezki (ex rampe Valée) et la contribution de l’APC d’Alger-Centre, a rendu hommage à Sid-Ali Abdelhamid en organisant une cérémonie en l’honneur de celui qui fut un fervent patriote et un révolutionnaire remarquable.

Nous vous livrons ci-après, quelques articles que la presse nationale a consacrés à Sid-Ali Abdelhamid ainsi qu’une contribution de Monsieur Rédha Amrani, vice-président de la Fondation Casbah, chargé de la recherche documentaire et historique.

Le premier article se rapporte à l’hommage qui a été rendu à Sid-Ali Abdelhamid récemment alors que les deux autres reviennent sur son parcours.



 

Un dirigeant du mouvement national de la médina d’Alger

L’association «Les amis de la Rampe Louni-Arezki» en collaboration avec le Cercle des amis de la Casbah et l’APC d’Alger-Centre a rendu samedi après-midi un vibrant hommage à l’un des dirigeants du mouvement national de la médina d’Alger, Sid-Ali Abdelhamid, qui est également adhérent au Parti du peuple algérien (PPA).

Natif de la Casbah où il a vu le jour le 26 décembre 1921, Sid-Ali Abdelhamid a été présenté devant l'assistance composée essentiellement du président de l’association «Les amis de la Rampe Louni-Arezki», Lounis Aït-Aoudia, du délégué du Cercle des amis de la Casbah, Aouedj Yacine et du P/APC Abdelhakim Bettache qui s’est intéressé à son parcours militant pour l’indépendance de l’Algérie, montrant son combat perpétuel pour la libération de l’Algérie. Ses amis, parmi lesquels Allal Taalibi, ancien militant du PPA, ont témoigné de son parcours sous des applaudissements et des youyous nourris. «Abdelhamid était le chevalier de l’ombre, il était un infatigable militant du mouvement national pour l’indépendance de l’Algérie, il avait une tactique très discrète pour lutter contre l’occupation française et était une référence de résistance pour nous. Il rappellera encore qu’il était un symbole du militantisme algérien. De son côté, Ibrahim Chawki, ami et ancien militant, a souligné que parmi les causes de la révolte de ce militant, il y avait les conditions précaires et dégradantes dans lesquelles vivait la population algérienne. Pour sa part, Lounis Aït-Aoudia, président de l’association des Amis de la Rampe Louni-Arezki, a rappelé son parcours et son amour pour l’Algérie : «Ce militant a démontré son amour pour l’Algérie depuis sa plus tendres enfance». Et d’enchaîner : «Nous voulons rendre à travers ce rendez-vous un hommage à un amoureux de l’Algérie. Et cette rencontre est définie comme une rencontre intergénérationnelle, à travers laquelle on montrera à la nouvelle génération l’un des dirigeants du mouvement national qui a lutté pour que l’Algérie soit libre et indépendante.» En outre, le président d’honneur du Cercle des amis de la Casbah, Kribi Saïd, nous a parlé de son caractère. « Abdelhamid est très calme, il aime la lecture et la politique comme il aime la Casbah », a-t-il dit. Le même avis est partagé par son collègue, Bouabache Djamel, président du Cercle des amis de la Casbah. Ce dernier révélera : « Il est très modeste et il aime ses amis et est très reconnaissant envers tous ces militants qui ont combattu avec lui ». Les nombreux assistants présents ont salué cette initiative qualifiée de reconnaissance à ce grand militant. Le fils du militant, Fawzi Abdelhamid, rencontré peu avant l’ouverture de la cérémonie, s'est déclaré très ému par ce geste. « Je suis très ému par ce geste de reconnaissance car l’hommage à mon père est aussi l’hommage à l’histoire de l’Algérie». Et d’ajouter : « Je suis très fier de mon père, il a toujours été un père exemplaire et une référence, connu pour sa droiture et son honnêteté ». « Il nous a toujours incité à être honnête dans notre vie, il a eu une vie bien remplie et active ». A noter que cet hommage a été marqué par la présence de Sid-Ali Abdelhamid, qui était très ému par cet hommage. «J’offre cet honneur et cette reconnaissance à toute l’Algérie et à tous les Algériens», nous confiera-t-il.

Par Mehdi Isikioune

 


 

 

Entretient avec

SID-ALI ABDELHAMID

Je suis né le 26 décembre 1921 à Alger. J'ai fréquenté l'école primaire de la rue du Divan jusqu'à juin 1935, CEP. En parallèle, j'ai fréquenté la médersa Chabiba les jeudis et les dimanches de 1931 à 1935.

En Avril 1937, je suis entré aux PTT comme jeune facteur distributeur de télégrammes jusqu'à avril 1943. J'ai démissionné pour ne pas faire l'armée. J'étais recherché par la gendarmerie depuis fin 1942.

Pendant mon emploi aux PTT, j'ai eu l'occasion d'apporter des télégrammes au PPA de la rue de la Marine (rue du Liban), local du PPA.

Entre 1937 et 1939, j'ai eu l'occasion d'assister à des réunions du Parti organisées dans des cinémas et à des réunions dans les locaux du Parti (rue du Liban et Place Duquesne).

En 1940, j'ai adhéré au CARNA par l'intermédiaire de Mohammed Taleb.

Au débarquement des Alliés en novembre 1942, je fis partie du groupe des sept qui se sont réunis à la médersa Er-Rachad pour créer l'organisation politique en marge du PPA.

Avant cette date, j'ai été parmi les fondateurs de la médersa Er-Rachad en 1941 qui fut un vivier de militants.

En 1943, nous avions diffusé le Manifeste et incité les jeunes pour ne pas aller à l'armée. J'ai participé à la manifestation du 30 décembre 1943.

En 1944, le local où fut imprimé le premier numéro de l'Action Algérienne était loué en mon nom.

Le transfert de l'imprimerie dans un autre lieu a été fait par moi avec un seul militant vers un local appartenant à mon père, rue d'Affreville. Cela en vue de limiter le nombre de personnes à connaître le local.

A partir de ce moment, j'étais chargé de l'impression du journal avec une équipe se composant de Lamraoui M'hammed et Ladjali Saïd typographes et Hamma ( ?) Ahcène et Abdelhamid Mustapha comme tireurs de journal.

En octobre 1944, à la suite de la découverte de documents ayant trait au journal, je fus recherché par la police judiciaire et la PRG jusqu'en mars 1946. A la suite de l'amnistie, les recherches furent arrêtées.

En 1946, je fus désigné responsable du Grand-Alger au PPA.

Je fus chargé de l'organisation matérielle de la Conférence de décembre 1946 et du Congrès de 1947. En novembre 1947, je fus désigné membre du BP et trésorier général en remplacement de Aït Ahmed, désigné responsable de l'OS.

En 1950, j'étais responsable de l'organisation politique, jusqu'en avril 1953.

Arrêté le 8 avril 1950, dans l'affaire du complot jusqu'en octobre 1950.

Après le Congrès de 1953, je fus chargé des organisations de masse.

Membre fondateur du CRUA en mars 1954.

Arrêté le 22 décembre 1954 jusqu'au 15 mai 1955.

Rejoins le FLN après dissolution du CC.

L'intégration fut faite avec Abane Ramdane en présence de A. Kiouane et Saâd Dahlab en mon domicile à Diar-el-Mahçoul.

Je fus mis à la disposition de Ben Khedda qui me chargea de trouver des refuges et des armes.

Contact fut pris avec Mourad Kiouane pour les armes. Une somme de deux millions de centimes lui fut remise. L'argent m'avait été remis par Saâd Dahlab.

Aucune arme ne fut remise.

Arrêté le 24 mai 1956 jusqu'au 26 octobre 1960. J'ai connu les camps de Berrouaghia, Saint Leu, Bossuet (2 fois), Arcole, Douéra et Paul Cazelles (Aïn Oussera).

Adjoint au maire d'Alger du 4 avril 1953 à décembre 1955. J'ai pratiqué la gymnastique et le basketball. Appartement plastifié en avril 1962 à Diar-el-Mahçoul. Dégâts matériels

Paru sur le site de la fondation Benyoucef Benkhedda



 

 

La gymnastique, l’USMA, le PPA et les prisons

« Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » Beaumarchais

Je préfère une vérité nuisible à une erreur utile. La vérité guérit le mal qu’elle a pu causer. Avant 1954, il y avait une scission au parti et les militants étaient divisés. Le risque d’enclencher l’insurrection était grand et les conditions objectives n’étaient pas réunies. Nous avions une puissante section de jeunes du parti à La casbah et à Belcourt. Ahmed Bouda et Mohamed Taleb avaient décidé d’unifier ces sections

La prospérité, dit-on, montre les heureux, l’adversité révèle les grands. Ceux qui ont écrit les pages tourmentées et douloureuses de la guerre, en savent quelque chose. De ses origines modestes, il a gardé humilité et la bravoure. Visage rond et joufflu, il est rieur et parfois moqueur, donnant à la discussion des humeurs exquises. Il est porteur d’un nom qui sonne comme deux prénoms : Sid Ali Abdelhamid est issu d’une vieille famille algéroise. Lorsqu’il commence à raconter sa vie, riche en péripéties, il évoque le quartier où il est né en 1921, non loin de Sidi Abderrahmane, le saint patron d’Alger. Il a vu le jour à la rue Caton, du nom de ce célèbre homme politique romain conservateur jusqu’au bout des ongles qu’on surnommait le censeur, qui avait averti dans un de ses nombreux écrits : « Il faut devenir vieux de bonne heure pour rester vieux longtemps. » Sid Ali s’est-il inspiré de cet adage ? A bientôt 88 ans, l’homme, à l’élégance harmonieuse et la verve flamboyante, se fie à sa mémoire phénoménale pour nous livrer son conte de faits. Pour descendre en nous-mêmes, il faut d’abord nous élever, et Sid Ali sait de quoi il en retourne, puisque les sauts périlleux, il les a appris aussi ailleurs que dans un gymnase où, brillant athlète, il comptait parmi les meilleurs. Son physique conservé, il le doit sans doute à l’activité sportive qu’il pratiquait assidûment.

Une famille modeste

Issu d’une famille modeste et nombreuse, Sid Ali se souvient avoir été très près de ses parents. De ses études primaires ou des cours d’arabe à l’école Chabiba d’Alger, créée en 1921 par des mécènes algérois, il garde des souvenirs vivaces. Encore plus du jour où il décrocha en 1935 son certificat d’études, après avoir côtoyé Mohamed Laïd Al Khalifa qui officiait à l’école de la rampe Vallée. « Il y avait Hatab, El Okbi, Habib Réda, les futurs chanteurs Abderrahmane Aziz et Abdelhamid Ababsa, Roudoci et bien d’autres. » Son père Mohamed était ouvrier pâtissier : « Il exerçait rue d’Affreville chez les colons. Un jour, une crise d’asthme l’empêcha d’aller au travail. Comme c’étaient les fêtes de Noël, ses employeurs ne pouvaient tolérer cette absence. Il a été licencié sur le champ, sans autre forme de procès », explique-t-il avec un sens et un souci du détail constants et jamais gratuits. A quelque chose malheur est bon. Mohamed ouvrira sa propre pâtisserie aidé par son fils Sid Ali et les autres membres de la fratrie. Son frère aîné lui dégotera du travail en qualité de facteur télégraphiste. Il y restera jusqu’en 1943 avant de démissionner, pour éviter la conscription. On était en pleine guerre. Jeune, Sid Ali était un sportif accompli, influencé par ses frères aînés qui, eux-mêmes, pratiquaient l’athlétisme et la gymnastique. L’aîné, Abderrahmane, était secrétaire du Mouloudia d’Alger. C’est vous dire l’atmosphère sportive qui régnait chez les Abdelhamid. Que ce soit à l’AGVGA, aux Dragons Gymnastes d’Alger ou à la section de basket-ball de l’USMA, Sid Ali a eu ses heures de gloire. « Grâce à la gym, j’ai participé en Belgique à des concours, mais aussi à Fès en 1937 où on a défilé avec le drapeau marocain en entonnant l’hymne du PPA. » « On a été arrêtés, mais l’intervention de nos dirigeants, Zani Mahmoud et Medad Arezki, nous a fait éviter des conséquences fâcheuses », se souvient-il en multipliant les sourires entendus. Son entrée en politique ? « Jeunes, nous étions animés du sentiment nationaliste qui a trouvé un terreau fertile avec la venue de Messali, le congrès musulman et la naissance du PPA. Grâce à mon métier de postier télégraphiste, j’ai pu approcher Hocine Lahouel, Messali et Kehal Arezki. Je leur apportais des dépêches et, par curiosité de jeunesse, il m’arrivait de les ouvrir et de les lire », avoue-t-il.

Un facteur bien particulier

En 1940, Sid Ali prend contact avec Mohamed Taleb, dirigeant du PPA, qui le fait adhérer au comité d’action révolutionnaire nord-africain. « Ce comité rassemblait un groupe de militants qui, deux années plus tôt, avait pensé que la lutte pour la libération de l’Algérie devait aussi être menée par des moyens militaires. » Lorsque les Américains débarquèrent en 1942, la pression sur les jeunes s’accentua. « On s’activait alors pour inciter des jeunes à ne pas répondre à l’appel du service militaire, à ne pas faire de souscription pour la guerre et à acheter des armes, car la sensibilisation à l’indépendance était déjà entamée. Un groupe de jeunes nationalistes, comprenant Abdoun, Asselah, Cheikh Ahmed Benhocine, Ali Hallit, Temam et moi-même, s’est réuni à la médersa Erachad à la rue Médée. La répression n’allait pas tarder, puisque les militants furent arrêtés, dont Benkhedda, Debaghine, Bencherchali, Djemaâ et Mezghena, suivis par Ferhat Abbas et Abdelkader Sayah. » Le 30 septembre 1943, jour de l’Aïd, une manifestation est organisée. Quelques mois après, et à l’initiative des Taleb, Sid Ali est mis à contribution dans la création d’un journal L’Action algérienne qui n’est pas une feuille ronéotypée, mais une édition en caractères d’imprimerie : un vrai journal quoi ! « On a loué une épicerie à Fontaine Fraîche, qui faisait office de local ; on y vendait même du vin destiné à la clientèle du quartier, en majorité française, et ce, pour éviter les soupçons. On n’y est pas resté longtemps. On s’est déplacés à la rue d’Affreville dans un logement loué par mon père qui ignorait toutes nos activités. J’étais constamment traqué par la police. » En 1946, Sid Ali est désigné responsable du PPA pour le Grand-Alger. En novembre de la même année, le parti participe aux élections et y décroche 5 sièges, Mezghena, Khider, Debaghine, Derdour et Boukadoum Messaoud. « Naturellement l’administration avait truqué les élections. Cela étant, le parti avait besoin de certaines clarifications que le congrès de 1947 était censé lui apporter. La nouvelle orientation est que le MTLD active au grand jour, le PPA clandestinement, alors que l’OS s’occupait du militaire » En novembre 1947, Sid Ali accède au bureau politique en qualité de trésorier général du parti. Les élections de 1948, falsifiées par le gouvernement général, ont aussi valu à de nombreux militants d’être arrêtés. Le parti vivra encore des moments déchirants avec la crise dite berbériste de 1949. L’année suivante, l’OS est démantelée. Sid Ali est arrêté le 8 avril 1950. Il subit les tortures à la villa Mahieddine. La veille, il s’était réuni avec Krim et Ouamrane. Il est transféré à la prison de Tizi Ouzou, puis à Barberousse où il rencontre d’anciens prisonniers, Mazouzi et Zerouali, arrêtés déjà en 1945 ! Il est transféré à Blida où, parmi les pensionnaires, figuraient Ben Bella, Mahsas, Bouguerra, Benhadj Djillali. Dès sa sortie de prison, Sid Ali songe, avec ses camarades, au congrès qui tardait à se tenir, en raison des tergiversations de Messali. « En 1953, une délégation, composée de Lahouel Hocine, Dahlab, Souyah et moi-même, est partie voir Messali pour le ramener à la raison, mais en vain. » En fait, le zaïm avait demandé davantage de pouvoirs. « La crise est déclenchée début 1954 avec un travail fractionnel de sa part, alors que nous ouvrions pour l’unité et l’action. J’ai été arrêté le 22 décembre 1954 et libéré en mars 1955. De nouveau arrêté le 26 mars 1955 avec l’équipe de l’UGTA, Bourouba, Aïssat et d’autres, nous avons fait les camps de Bossuet, Berrouaghia, Arcole, Douéra, Paul Cazelles, St- Leu, avant d’être libérés fin octobre 1960. En 1962, on a cessé toute activité politique au FLN parce qu’on était du groupe de Benkhedda, Kiouane et Saâd Dahlab. »

En 1962, il se retire de la politique

Sid Ali travaille chez Bata comme chef du personnel. De juillet 1962 à mai 1975, et avec l’émergence de Sonipec, il est PDG de l’entreprise. Puis il est désigné responsable de la brasserie de Réghaïa. « J’y ai trouvé une dette de 720 millions et une gestion qui laissait à désirer. J’ai concrétisé le projet de limonaderie en me débrouillant auprès des banques. Après la nationalisation je me suis retrouvé directeur d’usine jusqu’en 1982. » Il est désigné directeur des eaux minérales. Il n’y fera pas de vieux os. Il finira conseiller au ministère avant de prendre sa retraite en 1988. Que pense-t-il de son parcours mouvementé ? « Ce qu’on devait faire, on l’a fait en toute conscience et on a atteint notre but, l’indépendance qui a beaucoup apporté. » L’euphorie de juillet estompée, le constat est plus nuancé. La colère l’emporte. « Le pays n’a pas été dirigé comme il le fallait en 1962. On a préféré les complaisants et les béni-oui-oui. Les dirigeants se sont beaucoup compromis dans le régionalisme et le népotisme. Les syndicats n’ont pas du tout joué leur rôle, en considérant les entreprises comme leur bien privé. Aujourd’hui, c’est vrai qu’on est déçu de la façon dont est géré le pays. L’exemple n’est pas donné par le sommet. » Comme on dit, la victoire est belle mais il est encore plus beau d’en bien user...en plus d’un travail de mémoire appréciable qui consiste à éditer des livres se rapportant à l’histoire contemporaine de notre pays, en faisant connaître ses acteurs, l’association du 11 Décembre dont il est membre actif, n’est pas peu fière d’avoir été à l’origine de la baptisation de l’hôpital de Bab El Oued ex-Maillot, du nom de Lamine Debaghine et de l’université d’Alger qui porte désormais le nom de Benyoucef Benkhedda?

Parcours

Sid Ali Abdelhamid est né en 1921 à La Casbah où il a poursuivi ses études primaires avant de décrocher son certificat d’études. Il aidera son père pâtissier avant d’opter pour les PTT où il est engagé en qualité de facteur télégraphiste. Sportif, il sera champion en gymnastique dans la lignée de ses nombreux frères, eux aussi athlètes émérites. A l’adolescence, il s’éveille à la conscience nationale et se rapproche des militants qu’il côtoie. A 25 ans, il est membre du BP du PPA en qualité de trésorier général. Sa vie militante est chargée. Il sera arrêté à plusieurs reprises et ballotté de prison en prison. A l’indépendance, il se retire carrément de la scène politique, occupant des postes administratifs jusqu’à sa retraite, en 1988. Il est actuellement membre de l’association du 11 Décembre.

Publié dans El Watan le 24.04.2008  Par Hamid Tahri



 

Sid-Ali Abdelhamid a appartenu au CARNA (comité d’action de la révolution nord-africaine) créé par Mohamed Taleb et Rachid Ouamar en 1940. La création du CARNA s’est faite après que onze (11) membres du PPA eurent présenté leur démission suite au refus de Messali Hadj de parler d’insurrection armée (septembre 1939).

Le CARNA avait notamment été à l’origine de la parution du journal l’ « Action Algérienne » sous l’impulsion de Mohamed Taleb, de son frère Abderrahmane, Saïd Amrani, Mohamed Ladjali et Sid Ali Abdelhamid. Ont participé à l’écriture des différents articles qui y paraissaient des personnalités telles que Benali Boukort, Taleb Mohamed, Mouloud Mammeri, Asselah Hocine, Maître Sator, Mostefa Lacheraf,…

Au cours de l’année 1951, alors que la rupture intervint entre Messali Hadj et Saïd Amrani, Sid Ali Abdelhamid succéda à ce dernier à la tête de l’Organisation (le CARNA abandonna le terme de comité pour prendre celui d’organisation, après sa réintégration au PPA, en 1944)

Rédha Amrani, vice-président de la Fondation Casbah, chargé de la recherche documentaire et historique.


Juillet 1937, photo prise au premier siège de l'USMA, sis au Café des Sports, rue Bruce

Sid Ali Abdelhamid est au centre, à droite du garçon de café.  On peut reconnaître également Ali Ziad, 1er président de l’USMA, debout, troisième à partir de la droite, ainsi que Amrani Abdelkader, père de Monsieur Rédha Amrani, accroupis, 3ème à partir de la droite.

L’équipe réserve de basket-ball de l’USMA, année 1952.

Sid Ali Abdelhamid est debout, 3ème à partir de la gauche.

Debout, à l'extrême gauche Sid Ahmed Amrani et Cheikh Abdelhakim Bencheikh El Hocine, directeur de l'Ecole Errached au sein de laquelle fut créé par Mohamed Boudiaf, Sid Ali Abdelhamid, Hocine Lahouel et Bachir Dekhli, le CRUA (mars 1954)

 


Photo prise au camp de concentration de Bossuet, en 1957.

De gauche à droite, Sid Ali Abdelhamid, Mustapha Ketrandji, un prisonnier dont le nom a été oublié et Amrani Abdelkader

Mercredi, 08 Janvier 2014 15:54

« Tchalabi ya Tchalabi…Tchalabi ya Tchalabi….Tchalabi ya Tchalabi…Âati lelqalbek ya Tchalabi »

Qui parmi les anciens ne se souvient pas de ce refrain chanté par les supporters de l’USMA à chaque fois que le virevoltant Kamel malmenait ses adversaires.

Chalabi était un ailier de débordement type, un attaquant au dribble chaloupé, qui pouvait désarçonner à lui seul une défense. A ses qualités techniques indéniables, il faudra ajouter des qualités morales remarquables et un comportement exemplaire sur et en dehors des terrains.

Usm-alger.com l’a sollicité pour qu’il apporte sa contribution à l’enrichissement de l’histoire de l’USMA et pour que les plus jeunes d’entre les amoureux des Rouge et Noir puissent connaître un de ceux qui ont porté haut et fort les couleurs du club.

Kamel Chalabi a aimablement accepté de le faire en répondant à nos questions. Qu'il en soit remercié !


Question : Pour commencer, que devient Kamel Chalabi ?

Réponse : Tout d’abord, je voudrai remercier le site usm-alger.com de m’avoir donné la possibilité de m’exprimer.

Ce que devient Kamel Chalabi ? Eh bien, je suis à la retraite depuis un certain temps déjà. Je le suis depuis l’année 2008 exactement.

Q : Les plus anciens vous connaissent, les jeunes supporters un peu moins. Pouvez-vous vous présentez ?

R : Je vais sur mes 67 ans puisque je suis né un jour d’avril de l’année 1947, à Bologhine (ex Saint Eugène).

Mes premiers pas dans le football, je les ai faits à l’Association Sportive de Saint Eugène (ASSE). Ensuite j’ai joué à l’Olympique Musulman de Saint Eugène (OMSE) avant d’atterrir à l’USM Alger à la fin des années 60. J’avais à peine 21 ans lorsque j’ai rejoint les Rouge et Noir. J’y ai joué pendant 8 saisons au poste d’ailier droit.

Avec l’USMA, j’ai participé à la finale de la Coupe maghrébine des vainqueurs de coupe que nous avions perdu contre le club marocain de la Renaissance de Settat (2-1) après avoir battu en ½ finale le club libyen du Hilal de Benghazi (2-1). Sur les 7 finales que l’USMA avait jouées, au moment où j’étais dans ses rangs, je n’ai participé qu’à 2. Toutes les deux, hélas, perdues face au CRB et au MCA.

J’ai, enfin, fait partie de l’équipe qui a été désignée championne de la division 2 obtenant ainsi son accession en division 1, en 1974.

Q : Quel a été votre parcours avant d’atterrir à l’USMA ?

R : Comme je l’ai dit précédemment, avant de venir à l’USMA, j’ai fait mes débuts dans le football à l’ASSE, club du quartier où je suis né. J’ai signé une licence « minime » au cours de la saison 1958-1959.

Au lendemain du recouvrement de l’indépendance par notre pays, j’ai rejoint l’OMSE. J’y suis resté de 1963 à 1967.

C’est en 1968, que j’ai intégré les rangs de l’USMA. J’avais 21 ans. Je ne l’ai quitté qu’en 1977.


Q : Vous faisiez partie d’une formidable équipe avec les Meziani, Belbekri, Aïssaoui, Saadi,…pourtant vous n’aviez rien remporté avec l’USMA. Comment expliquez-vous cela ?


R : C’est exact ! L’USMA de l’époque avait une fière allure avec tous les joueurs que vous avez cités et bien d’autres encore. Cependant, les résultats ne suivaient pas toujours la manière. Nos échecs étaient surtout dûs à notre manque de réussite.

Nous avions réussi, toutefois, à terminer champions alors que nous étions en division 2 et étions retournés en division 1 (1974) après 2 années passées au purgatoire.

Q : En 1972, vous avez raté la finale de la Coupe d’Algérie contre Hamra Annaba parce que vous avez été aligné avec l’équipe de la gendarmerie nationale pour le compte de la finale militaire. Comment avez-vous vécu cette frustration ?

R : Je me souviens de cette fameuse finale comme si c’était hier. J’ai été privé de jouer avec l’USMA alors qu’il était convenu que je participe à la finale face à Hamra Annaba.

Ce jour-là, l’équipe de la gendarmerie nationale dont je faisais partie jouait la finale militaire en ouverture du match USMA-Hamra Annaba. Des rumeurs persistantes disaient que j’allais être aligné pendant une mi-temps au cours de la finale militaire et qu’on allait me permettre de jouer la finale de la Coupe d'Algérie avec l’USMA. En fin de compte, on refusa de me laisser jouer avec l’USMA pour des raisons encore obscures aujourd’hui.

Avoir raté la finale USMA-Hamra Annaba m’avait fait très mal. J’ai été touché au plus profond de mon être et j’ai pleuré tout mon soûl. Ma déception était d’autant plus grande que l’USMA s’était inclinée face à Hamra Annaba.

Q : Nous avons encore en souvenir vos duels avec le regretté Chikh Zerrouk du mouloudia, auquel vous faisiez souvent des misères. Est-il vrai que vous avez un lien de parenté avec ce joueur ?

R : Contrairement à l’idée répandue chez les supporters des deux clubs rivaux, je n’ai aucun lien de parenté avec le regretté Chikh Zerrouk, Allah yerrahmou.

Lorsque nous jouions le mouloudia, Chikh était mon adversaire direct. Je lui faisais tellement de misères qu’il me demandait de ne pas jouer de son côté. Il lui arrivait d’user d’un jeu brutal pour essayer de me museler mais nos rapports restaient cordiaux dès que le match prenait fin. Le football est ainsi fait. Au cours d’un match, on reçoit des coups et on en donne mais, dès que la partie se termine, on redevient amis.

Q : Au cours de votre riche carrière, vous avez côtoyé ou affronté pas mal de joueurs. Lequel vous a le plus impressionné ?

R : Incontestablement, Hacène Lalmas à qui je souhaite un prompt rétablissement.

Hacène, Allah ichafih, était le meilleur joueur d’Afrique

Q : Vous arrive-t-il de revoir vos anciens partenaires ?

R : Quelque fois, notamment à l’occasion de matchs que nous organisons entre vétérans. J’ai ainsi l’occasion de revoir d’anciens coéquipiers à l’image de Bachir Zitoun, Rachid Debbah, Kamel Berroudji, Kamel Tahir, Rachid Lala, Hocine Rabet, Fodil Oulkhiar et Mouldi Aïssaoui.

Q : N’avez-vous jamais songé à embrasser une carrière d’entraîneur ?

R : Entraîneur, je l’ai été juste après avoir arrêté ma carrière de footballeur.

J’ai drivé successivement :

  • les cadets de l’OMSE (1978-1979)

  • l’équipe senior du club du CR Fouka, qui évoluait en inter wilaya (1981-1982)

  • l’équipe senior de la JSM Cheraga qui jouait en régionale (1984-195)

  • l’équipe de la gendarmerie nationale avec laquelle j’ai été deux fois en finale de la Coupe d’Algérie militaire (1990-2003)

  • l’équipe nationale militaire que j’ai conduite en demi-finale de la Coupe d’Afrique militaire en 2004 et en finale de la Coupe du Monde militaire qui s’était déroulée en Allemagne en 2005 (2004-2007).

Comme vous pouvez le constater ma carrière d’entraîneur est quand même assez bien remplie

Q : Les ailiers de débordement sont de plus en plus rares de nos jours, sans doute à cause de l'évolution du football. Ne pensez-vous pas que le jeu d'attaque s'en ressent ?

R : C’est exact ! A notre époque, le jeu était basé sur des débordements sur les ailes. La tactique était pratiquement affichée chez tous les clubs et était connue par tous les entraîneurs. Le jeu était plus ouvert qu’il ne l’est actuellement et voir évoluer les équipes constituait un véritable régal pour les yeux.

De nos jours, en Algérie, le jeu est moins plaisant. On voit de moins en moins d'attaquants percutants, de joueurs de débordement.

C’est peut-être une des causes de la régression du niveau de notre football et de la désertion des stades par le public.

Q : Suivez-vous toujours l’actualité sportive ?

R : J’essaie surtout de suivre l’USMA, qui reste le club de mon cœur.

Cette saison le titre semble lui tendre les bras. J’espère que nous aurons l’occasion de célébrer le 6ème titre de champion d’Algérie au mois de mai prochain. Je souhaite bonne chance à l’USMA !

Q : Qu’avez-vous ressenti lors de la double consécration de l’USMA de cette saison ?

R : J’ai été très heureux que l’USMA soit parvenue à obtenir une double consécration dans la même année, au cours du même mois de mai.

Après la mémorable victoire en Coupe d’Algérie face au MCA, l’USMA a pu décrocher un historique premier titre international, quinze jours après. Que du bonheur !

Q : Pensez-vous que l'argent aide au développement de notre football ?

R : Je ne le pense pas…ou du moins pas seul !

Je me souviens que, de mon temps, nous jouions sur du tuf avec des chaussures de foot de très mauvaise qualité. Mais notre rendement sur le terrain était meilleur et le public en avait pour son argent. Lorsqu’ils allaient voir un match, les supporters repartaient rarement déçus.

Pour que notre football redevienne ce qu’il était, pour son développement, il faudrait confier sa gestion à des gens du métier. Des personnes qui ont acquis des compétences dans le domaine du sport, en général, et du ballon rond, en particulier, et penser, pourquoi pas, à faire appel à ceux qui ont tant donné au football national et qui peuvent encore être utiles.

Q : Pour finir, Kamel, avez-vous un message à faire passer ?

R : Je souhaite bonne chance à notre équipe nationale qui doit représenter les couleurs de notre pays au Mondial brésilien.

Ensuite, je formule le vœu que l’USMA s’adjuge le sacre final en championnat au mois de mai prochain.

Je tiens également à saluer tous mes amis de Bologhine.

Je ne terminerai pas sans remercier le site usm-alger.com qui s’est souvenu de moi, m’a ouvert ses colonnes et m’a permis de me remémorer les agréables moments que j’ai connu avec l’USMA.

Je salue chaleureusement tous les supporters de l’USMA et tous ceux qui m’ont connu, sur un terrain de football ou dans la vie de tous les jours.

Pour tous ceux qui voudraient me contacter, voici l’adresse de ma page Facebook : https://www.facebook.com/kamel.chalabi.315?ref=tn_tnmn

Je les invite à venir la consulter

 


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